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La Pinacothèque de Bologne
11 avril 2019

Une idée de week-end à laquelle vous n’auriez peut-être pas pensé ? Bologne, qui réunit l’architecture, la sculpture, la peinture, la cuisine... Vol direct depuis Paris.

La pinacothèque est un des plus riches musées d’Italie, notamment pour les « primitifs » et la peinture baroque – ou classique : le 17ème siècle alterne l’un et l’autre, contraires et contigus, c’est le ruban de Möbius de l’histoire de l’art.

On y comprend mieux qu’ailleurs cette notion d’école « régionale » qui correspond peu ou prou aux (petits) Etats italiens de la Renaissance : Milan, Gênes, Venise, Florence, Naples... et Bologne, un peu la capitale « régionale » des Etats du Pape, tandis que Rome attirait les artistes de toute la péninsule, et prétendait à l’universalité.

C’est à Bologne d’ailleurs que le cardinal Paleotti élabora la doctrine artistique de la Contre-Réforme, appelant à parler au cœur des fidèles plutôt qu’aux idéaux esthétiques d’une élite : le merveilleux dessin de la Sainte Famille de Cambiaso (peintre génois, lui) en est une parfaite illustration.


Calder-Picasso
21 février 2019

Très belle (épurée, poétique) exposition Calder-Picasso au Musée Picasso. On peut craindre l’exposition de célébrités juxtaposées, qui ne se parlent pas vraiment, mais réduisent au silence leurs contemporains (naguère, l’exposition Rembrandt-Caravage, à Amsterdam). Ce n’est pas le cas ici, où Calder, sans doute, a tout à gagner à voisiner avec Picasso, mais d’où Picasso ressort, on ne sait trop pourquoi, plus humain. Calder-Miró, sans doute, serait plus probant. Mais peut-être moins intéressant.


A la Fondation Custodia
5 février 2019

Amateurs de dessin, ne manquez pas l’exposition, à la Fondation Custodia, d’une sélection de la collection du Musée Pouchkine, un sprint intellectuel, en 200 œuvres environ, du 15ème au 20ème siècle. On en sort fatigué, mais content, y compris d’avoir vu, de Fernand Léger, un dessin de femme de la même série que celui passé par Le Polyptyque, après la collection Douglas Cooper.


Le Quattrocento à travers 2 expositions
21 janvier 2019

La Renaissance italienne est aujourd’hui comme il y a 100 ans, lorsque Berenson y mettait bon ordre, ou 200 ans, lorsque l’Europe apaisée redécouvrait l’Italie avec un œil neuf, un filon inépuisable de l’histoire de l’art et du goût.

Deux expositions en témoignent. L’une, prolongée d’une semaine, que vous pouvez voir jusqu’au 3 février à Munich : Florence et ses peintres. L’autre qui se termine à Londres mais que vous pourrez voir à Berlin, à partir du 1er mars : Mantegna et Bellini.

Celle-ci est évidemment la plus importante, conçue dirait-on pour illustrer un catalogue qui est une somme sur l’un et l’autre artistes (et dans lequel on trouve l’historique des œuvres exposées, et un index, qui manquent au catalogue munichois).

Mais celle-là, plus fragmentaire puisqu’aussi bien le sujet en est plus vaste (le Quattrocento florentin), n’en est pas moins attachante. Elle met en valeur, par exemple, deux artistes un peu négligés, le dessinateur Maso Finiguerra et le peintre Lorenzo di Credi, dont on peut dire qu’il se mesure à Léonard et que Raphaël se mesure à lui.