LE POLYPTYQUE EN  |  FR

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3 expositions d’art moderne à ne pas manquer
11 décembre 2018

Dommage que le mouvement des gilets jaunes dissuade les touristes de venir au moment même où Paris offre une combinaison unique, de mémoire d’amateur, d’expositions à ne pas manquer. Pour ne parler que de peinture moderne, Picasso Bleu et Rose à Orsay, Le Cubisme à Beaubourg, et Miró au Grand Palais.

Picasso Bleu et Rose est la plus extraordinaire, par la qualité des prêts consentis par des musées qu’on a peu l’occasion de fréquenter (Göteborg, Hakone, Cleveland ou Toledo). Le Cubisme, la plus exhaustive et qui montre bien la formidable accélération qui va de Cézanne à Malevitch et Mondrian, en une génération, et qui passe par la « déconstruction » cubiste. Ce n’est pas un hasard si beaucoup des œuvres de la collection Le Polyptyque datent de ces années 1890 à 1920. Enfin Miró, la plus complète dans son genre, centrée sur l’œuvre et la vie d’un artiste dont elle restitue la part humaine, l’humour, le travail.

 


Tintoretto au Palais des Doges et à la Galleria dell'Accademia
26 octobre 2018

Pour qui se cherche une raison de céder à la tentation de Venise, la double exposition Tintoret (à la Galleria dell’Accademia, les années de jeunesse, et au Palais des Doges) devrait suffire. La première, mieux que la récente exposition du Musée du Luxembourg, replace l’émergence du peintre dans le contexte de la Renaissance troublée d’après le sac de Rome. La seconde réunit des chefs-d’œuvre venus des deux côtés de l’Atlantique – elle partira ensuite à Washington.

Le visiteur qui, comme la magie de Venise y incline, laisse sa pensée vagabonder et s’imprégner des œuvres, réalise à la fin que, sans Tintoret, et Rubens qui deux générations plus tard reçut de Venise la première révélation de l’art italien, point de peinture baroque telle que nous l’admirons. Regardez simplement le Miracle de l’esclave, du premier (1548) et le Massacre des innocents, du second (1612).


Les Impressionnistes à Londres, au Petit Palais
4 septembre 2018

Depuis quelques années, les expositions du Petit Palais sont un modèle du genre, tant par le sujet que la muséographie. Après Les Hollandais à Paris, Les Impressionnistes à Londres donc.

Vous passerez, comme les artistes eux-mêmes, du Paris dévasté de 1871 au Londres « that never sleeps », comme on le dit aujourd’hui de New York. Vous réaliserez que Monet, à ses débuts, n’est pas si loin de Tissot. Vous vous émerveillerez des 5 vues du Parlement par Monet, et de cette autre (Big Ben) par Derain, qui clôt l’exposition. Elle vient du Musée de Troyes et de ce collectionneur extraordinaire (et roi de la bonneterie) qu'était Pierre Lévy.

Tous les artistes n’avaient pas franchi la Manche. Boudin s’était réfugié en Bretagne, et y a peint un des paysages les plus attachants de la collection Le Polyptyque...


Monet et l'Architecture, à la National Gallery
1 juillet 2018

Ce blog prend un tour grognon. Après les expositions privées de contexte, les expositions pauvres en prétexte. Monet et l'architecture, c'est un titre accrocheur, pas un sujet. Monet se fichait de l'architecture, il s'intéressait à la lumière, à la couleur, à la dissolution de la forme quand l'architecture en est, au contraire, la cristallisation.

Ce n'est pas grave. On est content de voir ou de revoir le Boulevard des Capucines (1873) du Musée Pouchkine à Moscou, la Vue de Bordighera (1884) du Musée Armand Hammer à Los Angeles, La Maison du jardinier à Antibes (1888) du Musée de Cleveland, le Palais des Doges (1908) du Musée de Brooklyn - presque un Rothko.